Le corps est un tout, c'est la seule façon de le drainer vraiment, dans son entièreté. On l'imagine parfois zone par zone, les jambes, le ventre, le visage, mais le corps ne fonctionne pas ainsi. Un inconfort, un gonflement, une lourdeur, c'est un embouteillage. Et l'embouteillage n'est jamais le problème de fond, il signale un accident en amont, là où la circulation s'engorge. Ne travailler que cette zone, sans remonter à l'accident, donne un drainage incomplet, au bénéfice moindre et moins durable. C'est pourquoi le corps se travaille toujours dans son ensemble, jusqu'à la source. Et cet accident, la plupart du temps, a lieu juste sous le diaphragme, au niveau de l'abdomen, là où se trouve un carrefour lymphatique majeur, la citerne de Pecquet. C'est là que se rejoignent les grandes voies qui drainent le bas du corps, comme un entonnoir où toute la lymphe se rassemble avant de remonter. Et quand le canal thoracique, juste au-dessus, se trouve trop chargé, la lymphe patiente, le temps de pouvoir continuer son chemin. Une émotion forte déclenche une vague d'hormones, que le corps devra ensuite évacuer. Émotion → hormones → déchets Et plus l'émotion est intense, plus cet afflux de déchets est important. Cette citerne l'accueille alors comme une salle d'attente, le temps que tout puisse circuler. C'est justement là que peut se faire sentir cette fameuse boule au ventre que tout le monde connaît. Le corps, lui, le ressent aussitôt. C'est quelque chose que j'observe chaque jour. En libérant le corps, c'est souvent tout le reste qui s'allège. Travailler le corps entier, remonter à la source, accueillir ce qu'il porte, c'est cela, le Drainage Intégratif. L'aboutissement d'une compréhension fine du corps, et de la façon dont les émotions l'impactent. Une approche pensée pour les corps d'aujourd'hui, et les défis de notre époque.